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mardi 18 mars 2014

Kaizen


Aujourd'hui, je souhaite vous parler d'un magazine "environnement". 

C'est Kaizen. 

Il parle de tout ce qui est environnement, bio, techniques et astuces de cuisine ou de beauté, de notre société, de la nature, des hommes ...

Il vient d'avoir 2 ans tout juste, il est bimestriel et il coûte 5,90€ ... mais on peut le lire sur le site  là (cris de joie).  
Oui, 5,90€, ça a un coût pour un magazine tout de même, mais celui là il sort pas tous les mois, il est vraiment bien et nous apprend pleins de choses sur l'écologie, l'environnement, le Bio etc. 


Le numero 13 de mars-avril 

Mais surtout Kaizen regroupe pleins d'informations, fait un dossier thématique par magazine (Cosmétiques Bio, la nature sur la peau, n°9 ou énergie, éducation, agriculture ... faut-il suivre le modèle suédois ?, n°12). Ces derniers sont poussés, avec pleins d'infos et donnent parfois envie d'en savoir plus ... comme pour les cosmétiques Bio, à suivre :-)

Kaizen, c'est "le magazine des initiatives positives pour construire une nouvelle société", c'est un magazine des bonnes pensées, "Kaizen" ça veut dire "changement bon" du japonais. 

Le magazine est principalement porté par Cyril Dion (aussi directeur des Colibris), ici directeur de la rédaction, Pascal Greboval (journaliste et photographe) ici rédacteur en chef et Yvan Saint-Jours (qui a aussi fondé La maison écologique et qui est dans Kaizen le directeur artistique. Et il y a pleins d'autres personnes qui font des articles, notamment Pierre Rabhi. 

Le magazine est soutenu par le mouvement Colibris qui est un mouvement très large avec pleins d'idées novatrices, qui aide à produire des documentaires comme celui de Coline Serreau "Solutions locales pour un désordre global", qui aide à trouver des AMAP, à regrouper les gens pour qu'ils se connaissent et montent des projets ensemble etc. 

Pour en revenir à Kaizen, c'est un magazine que j'ai aimé dès le premier numero que j'ai acheté (n°9 avec le dossier sur les cosmétiques), c'était très complet et ça ouvrait vers pleins d'autres portes (marques de cosmétiques Bio, faire ses cosmétiques soi-même, la société et ses idées sur la cosmétiques et plus généralement comment on nous pousse à rentrer dans un moule par les publicités parce que "vous le valez bien" ...). C'est un magazine qui nous pousse à réfléchir et qui nous donne quelques pistes pour commencer à se poser des questions. Parce que certains sont habitués à se questionner sur la société, et si les OGM c'était mauvais? et les ondes ? et les pesticides ? et le Bio ? et la ville et la campagne ? et l'énergie ? et pleins d'autres, selon notre éducation nous iront plus ou moins vers "ça, c'est bon pour moi/ma santé/la société" ou "ça, c'est mauvais/ça sert à rien/c'est trop cher/ je sais pas faire". Kaizen aide à se positionner et à avoir les clés pour le faire, les réponses aux questions que l'on se pose à nous-même mais pas ouvertement parce que "pas le temps, l'envie, la honte" etc. 

Voilà c'est Kaizen, je vous invite à le découvrir. Comme c'est pas Closer, on ne le trouve pas dans tous les tabacs/presse mais avec ce site, on peut trouver le tabac/presse le plus proche de chez soi et  foncer l'acheter ! 

Kaizen nous donne pleins d'idées mais aussi pleins de bonnes adresses de lieux, de magasins, de marques mais aussi d'autres magazines internet comme Reporterre qui est un peu comme un magazine mais sur internet.  

Comme Kaizen a toujours pleins d'idées, je vous conseille de jeter un coup d'oeil à la page Facebook que l'on peut voir sans avoir de compte Facebook (normalement :-)) et bien sur le site internet. 

Je vous souhaite bonne lecture et j'attends vos avis !  ;-)


à Petites infos :-) : 
- J'en profite aussi pour vous dire qu'un film sur le gaz de schiste va bientôt sortir, c'est No Gazaran , en salle le 2 avril. Pour voir la bande-annonce, c'est ici. Ce film a l'air intéressant et en voyant la bande annonce j'ai "appris" que la France faisait aussi de l'extraction de gaz de schiste ce que je ne savais pas ... 

*Suzy*

dimanche 8 décembre 2013

Kristin Kimball - Une vie pleine (or The dirty life)

Voilà le titre du livre de Kristin Kimball. C'est principalement un livre sur l'agriculture mais aussi la vie, la nature, le changement de vie que fait cette personne par amour. C'est l'histoire (vraie) de Kristin, une femme vivant à Manhattan qui a tout quitter (soit : la bringue toute la nuit, le shopping, la manucure) pour aller vivre avec un jeune agriculteur Bio dans une ferme paumée (il faut bien le dire) mais elle a découvert la vie dans un espace "plus naturel", manger ce qu'elle produit, la solidarité d'un village, la vie à la ferme avec les réveils à l'aube, les vaches, les cochons, les légumes etc. Elle voulait écrire un papier sur le jeune agriculteur Bio et écolo, Mark, elle s'est retrouvée à créer une ferme avec lui, repartir de zéro sur un nouveau terrain pour créer une AMAP. Leur but étant de pouvoir nourrir complètement près 200 personnes autour de la ferme, tout ça sans pesticides, les bêtes à l'air libre et pas vraiment de tracteur mais plutôt … des chevaux et la force humaine pour tout faire sur 250 hectares de terrain ! 

Voilà, en résumé, l'aventure de Kristin Kimball. Son livre est très intéressant, on apprend plein de choses sur la vie dans une ferme Bio et pas vraiment équipée d'outils modernes du genre tracteurs etc. Elle nous raconte ses expériences, quand ils ont acheté les cochons, quand il a fallu faire le sirop d'érable, comment elle a vécu ce changement de mode de vie, ses débuts dans la traite des vaches. Je vous le conseille vivement ! Non seulement parce que c'est intéressant, d'une certaine manière on a envie de vivre ce qu'elle même a vécu, de tout changer pour avoir une meilleure qualité de vie, de retourner à l'état de nature, de connaitre le bonheur qu'elle a quand elle va ramasser ses légumes et qu'elle partage la production de la ferme ; mais aussi parce que c'est drôle, parce qu'on voit le cheminement d'un être humain dans l'apprentissage de la Vie, celle qui sort de la terre ! 

Voici quelques extraits : 

    "Enfin, nous sommes allés voir la partie sud de l'exploitation, en bordure de la route la plus fréquentée, dont la moitié était plantée de pins, de chênes et de tilleuls en rangs serrés. Mark a de nouveau enfoncé sa pelle et plongé la main dans le sol. La pelle n'avait pas rencontré de cailloux, la terre était de la couleur du café, d'une texture qui n'avait rien à voir avec celle de l'argile découverte au nord. Mark a écrasé une motte entre ses doigts, il l'a palpée du pouce, sentie, et finalement goûtée du bout de la langue : une marne limoneuse d'une richesse à pleurer. A la lisière sud du domaine, ce type de sol s'étendait sur quatre cents mètres avant de redevenir argileux.
     Je crois que c'est à cet instant que Mark est tombé amoureux de ces terres, avec la même certitude et la même soudaineté dont il était tombé amoureux de moi. A partir de ce moment, il n'a plus fait l'ombre d'un doute dans son esprit que nous avions trouvé notre chez-nous."

     "En mai, sous l'influence du soleil, de plus en plus présent, les choses se sont accélérées. Nous n'avions plus le temps d'être sociables, nous ne retournions plus les appels téléphoniques. Notre attention était focalisée sur la terre et son rythme changeant. Tous les soirs, je montais Sam et partais à l'autre bout de la propriété compter les têtes du troupeau de boeufs. Chacune de ces escapades était pour moi l'occasion de découvrir de nouveaux bourgeons, de nouvelles éclosions, de nouvelles naissances."

     " La liste des légumes à récolter s'allongeait de soir en soir. Au coucher du soleil, quand nous faisions le tour des champs, nous mangions des poignées de petits pois si mûrs qu'ils paraissaient sur le point d'éclater. A côté, les chevreuils s'étaient attaqués aux laitues. Ils en avaient goûté une centaine mais n'en avaient terminé aucune. Mark aimait les déguster, en fin de journée, de la même maniée qu'eux : au couteau, il coupait une salade à la base, plongeait le visage dedans, en arrachait le coeur d'un coup de dent et jetait le reste. Le privilège du fermier, une forme de décadence ; nous nous sentions riches."

Dites-moi si vous l'avez lu, ce que vous en avez pensé, si ça vous donne envie ou non ;-)

Vous pouvez trouver son site ici, (c'est en anglais héhé :-) ), elle tient un blog aussi où elle publie toutes les semaines environ, vous trouverez le lien sur le site. 

Suzy